Des vacances, du repos…puisqu’il le faut!

Voilà déjà plus de deux ans que je pratique la course à pied, 52 semaines par année. Non, aucune période de repos et aucun congé comme le prescrivent la majorité des entraîneurs, la littérature – qu’elles soient sur le web ou dans les bouquins spécialisés – et les blogueurs qui pratiquent cette discipline.

En 2012, j’étais résolu à prendre une période de repos de deux semaines. WOW! Quelle idée saugrenue!

Premièrement, je devais le faire durant la période du temps des fêtes. Deuxièmement, je savais bien que je ne pouvais tout arrêter. On ne peut s’entraîner annuellement à raison de 5 à 6 jours par semaine et mettre tout ça sur la glace du jour au lendemain. C’est tout ce que je savais, ou plutôt c’est tout ce sur quoi j’avais réfléchi avant de prendre cette résolution.

Finalement, le jour venu, j’ai eu ce qu’on appelle dans le jargon québécois « la chienne »! Bon, comment vais-je gérer la situation?

Nous attendions la venu d’un nouveau bébé dans la famille, pour le début du mois de février. J’ai donc fait un plus un!

MOI: « Chérie, je crois que je vais repousser mon congé de course à pied au début de mois de février. Ça coïncidera avec l’arrivée de Myhalie. Tu auras besoin que je sois présent à plein temps à la maison pour te donner un coup de pouce au début. »

CHÉRIE: « Tu ne le prendras jamais ce congé. J’te connais! »

MOI: « PARDON! Voyons donc! Ben oui, j’vais le prendre ce congé! C’est juste que je trouve ça plus logique et fonctionnel de le prendre à ce moment là! »

Pffffff…Aye Oye! Maintenant que je l’écris, j’me crois même pas moi-même!

BACK FLASH…

10 février 2013, 13 h 36…Myhalie Ostiguy-Fontaine voit le jour à l’Hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe. Le matin même, à 5 h 30, nous avions prévu une sortie longue avec Josée Prevost et Nicolas Gamache. Mes deux comparses devaient venir me rejoindre à la maison. J’avais planifié un parcours en boucle, soit un trajet de 8 km que je devais répéter à trois reprises. De cette façon, je ne m’éloigne pas trop loin de la maison. Il faut dire que ma conjointe avait commencé à avoir de bonnes contractions depuis quelques jours. La venue de bébé était imminente!

5 h 00 AM sonne…

CHÉRIE: « Tu ne vas pas courir là? »

MOI: « Ben oui, j’te l’avais dit! As-tu eu des contractions cette nuit? »

CHÉRIE: « Pas mal tout la nuit, oui! »

MOI: « OK, bon je vais annuler alors… »

Finalement, c’était une bonne chose que j’annule cet entraînement puisque 3 heures plus tard nous nous dirigions vers l’hôpital! Et c’est le début d’une période de repos de 2 semaines, de course à pied, qui commence.

Bon, bon…j’entends certains p’tits comiques dire: « Finalement, il s’est mis dans une position où il n’avait pas le choix de prendre congé!« . J’en reviens pas qu’on puisse penser ça!!! En tout cas…

Comme je le disais au début de cet article, la littérature sur la course à pied parle abondamment de l’importance du repos et plus particulièrement pour les coureurs annuels. Par contre, on parle peu de la difficulté à le faire! La course à pied, c’est une drogue et surtout lorsqu’on s’y investi sérieusement, la simple pensée d’arrêter plus de deux jours provoque des vertiges.

La première chose qu’on se dit lorsqu’on se confronte à la possibilité de prendre un tel congé est: « Pourquoi j’arrêterais?« :

  • Je n’ai pas mal nul part et je ne me suis pas blessé;
  • Je ne suis pas malade et je n’ai pas l’impression d’être en situation de surentraînement;
  • Je ne suis pas en « écoeurantite aiguë » de la course à pied, au contraire j’ai le vent dans les voiles;
  • Je continu de m’améliorer.

Bon, en adulte sage et responsable on finit par se raisonner et se dire: « Pourquoi attendre d’avoir un problème ou d’être forcé d’arrêter? Ne serait-ce pas plus intelligent d’être proactif! »

Ok, tout ça avec un peu de pression de la conjointe et quelques bonnes réparties bien placées du genre: « Ben c’est ça! Attends de te blesser et de ne plus pouvoir courir pendant des mois. C’est moi après ça qui va endurer ton humeur maussade! »

Ensuite, vient la crainte de perdre tous les acquis pour lesquels on a travaillé si fort depuis plusieurs mois. Je crois que c’est le pire obstacle! En tout cas pour moi! À ce stade, je me suis beaucoup parlé et j’ai décidé de faire un compromis puisque je n’arrivais pas à trouver un terrain d’entente entre le coeur et la raison. Même si la littérature évoque toujours le fait que pour 2 à 4 semaines de repos, la performance ne diminuera pas ou très peu chez les coureurs d’expérience.

J’AI LA CHIENNE PAREILLE…BON!

Je ne sais pas si vous avez porté attention à la spécification, entre les deux virgules et qui se trouve dans l’un des paragraphes plus haut? Je disais: « Et c’est le début d’une période de repos de 2 semaines, de course à pied, qui commence ». Et oui, j’ai respecté mon contrat personnel avec un MAIS! J’ai pris cette période de repos, MAIS pas question d’un repos total. Pas de course à pied, OK! Par contre, je peux vous dire que notre elliptique a surchauffé à la maison! Je me suis concocté un petit programme pour maintenir mes acquis sur le plan cardiovasculaire. Des séances  d’endurance fondamentale, de tempo, d’intervalles et de style LSD. Comme je ne pouvais m’appuyer sur la distance parcourue, je me suis donc concentré sur ma fréquence cardiaque.

En fait, j’ai défini moi-même mes zones d’entraînement. Je ne crois pas à la méthode de Karvonen. Cette méthode, qui détermine la FC en fonction de l’âge et d’une simple formule mathématique voudrait donc conclure que toutes personnes ayant le même âge aurait donc la même FC. C’est un peu réducteur! Comme je m’entraîne depuis longtemps avec une montre cardiofréquencemètre et que je tiens religieusement à jour mon journal de course, j’ai pu définir mes propres zones d’entraînement.

Finalement, je suis fier de moi! Nous sommes samedi et je termine la rédaction de cet article en même temps que je termine ma période de repos, de course à pied. Ma dernière journée avant de reprendre l’entraînement de façon intensive. Finalement, j’ai survécu à ce congé de 2 semaines! Je sens que mes jambes et mes pieds ont bien profité de ces vacances. Maintenant, ils ont besoin de prendre l’air un peu! La montagne me manque et les copains aussi!

Par contre, je viens de terminer la relecture d’un livre fabuleux de la collection GéopleinAir, Entraînement cardio sports d’endurance et performance de Guy Thibault. Je suis certain que plusieurs d’entre vous l’ont déjà lu! Selon le principe d’alternance, dans la pratique des sports d’endurance, Monsieur Thibault favorise et je cite:

« Choisissez les semaines (une toute les deux à quatre semaines) où vous prendrez un repos relatif de trois à quatre jours pour mieux récupérer des semaines d’entraînement précédentes et mieux entreprendre les semaines suivantes.« 

Oh non! C’est pas vrai! Et ça recommence…le p’tit hamster qui se met à rouler dans ma tête et qui provoque les grands questionnements existentiels.

PETIT ANGE SUR l’ÉPAULE GAUCHE: Bon, il faudrait peut-être que je m’en tienne à ça finalement? Il n’a probablement pas tord et ça ne peut qu’être bénéfique.

DÉMON SUR L’ÉPAULE DROITE: Hey! Le malade! Fais le calcul rapidement même si t’es pas un grand bol des mathématiques LE GÉNIE! C’est environ 52 jours où tu ne t’entraîneras pas dans une année. Pratiquement deux mois! Non, non, non…hors de question! 

Mon seul objectif cette année est de compléter l’ultra-trail Harricana de Charlevoix le 7 septembre prochain. Mon premier évènement d’ultra-distance. Les grandes lignes de mon programme d’entraînement sont prêtes. Vous pouvez en consulter les détails à la page « Mon entraînement« . Il restera à en peaufiner certains détails et Stéphane Abry, un coach spécialisé dans l’ultra-distance, m’aidera à ce niveau. C’est un grand saut pour moi et ça en sera également tout un pour plusieurs parties de mon corps, qui seront mises à rude contribution.

MOI: Sois sage Vincent, sois sage!

Je n’ai pas encore décidé si je me suis fait ami avec l’idée des périodes de repos. Ce que je sais, par contre, c’est qu’il serait triste de devoir manquer mon objectif ou de ne plus pouvoir courir à cause d’un mauvais entêtement. Pour ma part, je crois que les périodes de repos sont un mal nécessaire! Je ne crois pas que j’arriverai à prendre 4 jours de repos tous les 2 à 4 semaines. Soyons réaliste!

Par contre, je crois que j’en prendrai quelques-unes…surtout avec l’idée que je peux pratiquer l’entraînement complémentaire durant ces périodes. Ça rend la chose plus vivable pour moi, mais disons-le pour ma conjointe et mes enfants également!

Bon début de saison à vous, coureurs et coureuses! Que l’année 2013 puisse vous permettre de relever vos défis.

Catégories : Entraînements | 3 commentaires

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3 avis sur « Des vacances, du repos…puisqu’il le faut! »

  1. Jacques Ostiguy

    Il semble que cette fois-ci, le bon ange gardien l’ait emporté sur le démon. Pour maintenir l’intérêt du lecteur, il faudrait bien, qu’une de ces fois, ce soit le démon qui l’emporte. Non ?

  2. Il y aura d’autres occasion où c’est le diable qui l’emportera sur l’ange. Il ne faut pas être trop sage non plus, ça ne me ressemblerait pas de tout façon!!!

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